Pour la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti - Lettre ouverte inter-organisations
COMMUNIQUE INTERASSOCIATIF
Pour la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti Nos associations constatent que la France, après avoir mis des obstacles infranchissables à l’obtention de visas ou de titres de séjour, n’hésite pas à exposer des Haïtiens à des « traitements inhumains ou dégradants » en infraction à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme en les expulsant vers un pays dévasté. Elles exigent la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti à partir de territoires français, métropolitain et d’outre-mer.
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Lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur
Nous apprenons que depuis le 1er juillet plusieurs ressortissants haïtiens ont été expulsés depuis le centre de rétention des Abymes en Guadeloupe vers Haïti (au moins huit entre le 1er et le 8 juillet), malgré une intervention de la Cimade auprès du préfet de Guadeloupe et de votre ministère.
Les signataires d'un premier communiqué de presse ci-joint s’alarmaient le 8 juillet de ces expulsions malgré le moratoire en vigueur sur les reconduites vers Haïti (http://www.migrantsoutremer.org/La-France-expulse-des-Haitiens).
En effet, le lendemain du séisme du 12 janvier 2010 qui a fait plus de 250 000 morts, 300 000 blessés et plus de 1,3 millions de sans-abris et que le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a qualifié de « la catastrophe la pire que le peuple haïtien ait eu à vivre jusqu’ici », le gouvernement français annonçait la suspension immédiate de « toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire national » [1].
La situation humanitaire en Haïti reste et demeure aujourd’hui très préoccupante : 680 000 personnes vivent toujours sous des tentes, réparties dans les 1000 camps de Port-au-Prince et d’autres zones affectées par le séisme.
L’épidémie de choléra sévit toujours, ayant déjà fait plus de 5 600 victimes selon le rapport du 3 juillet du Ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population.
Le 5 juillet dernier, la directrice de la promotion de la santé de ce même ministère a encore informé d’une alerte-choléra pour les départements du Nord et du Sud.
Enfin, plusieurs associations haïtiennes de défense des droits comme la Commission Justice et Paix rapportent une montée de l’insécurité dans les zones urbaines ces dernières semaines.
Dans ce contexte, toute reconduite à la frontière expose les personnes à des conditions de vie extrêmement précaires, instables et pouvant porter atteinte à leur sécurité.
Cette situation est reconnue dans un communiqué, en date du 9 juin 2011, du Haut-Commissaire pour les Réfugiés de la Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme qui exhortent « les gouvernements à renouveler, pour des raisons humanitaires, les autorisations de résidence et autres mécanismes qui ont permis aux Haïtiens de rester en dehors de leur pays.
Cet appel inclut les Haïtiens évacués à la suite du tremblement de terre, ceux bloqués à l’extérieur au moment du séisme ainsi que les membres de leurs familles proches en respect du principe de la réunification familiale ».
Nos associations constatent que la France, après avoir mis des obstacles infranchissables à l’obtention de visas ou de titres de séjour, n’hésite pas à exposer des Haïtiens à des « traitements inhumains ou dégradants » en infraction à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’homme en les expulsant vers un pays dévasté.
Elles exigent la cessation immédiate de toute reconduite à la frontière vers Haïti à partir de territoires français, métropolitain et d’outre-mer.
Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’expression de toute notre considération.
Signataires : Collectif Haïti de France Collectif migrants outre-mer (MOM)
ADDE : avocats pour la défense des droits des étrangers/AIDES
CCFD : Comité catholique contre la faim et pour le développement
Cimade : service œcuménique d’entraide
Collectif Haïti de France/ Comede : comité médical pour les exilés
Gisti : groupe d’information et de soutien des immigrés
Elena : les avocats pour le droit d’asile
Ligue des droits de l’homme
Médecins du monde
Mrap : mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuple
Secours Catholique/ Caritas France
En Guadeloupe et en Guyane
AIDE-Radio Mozaïque (Guyane)
Coordination Tèt Kole (Guadeloupe)
Fédération d'Associations Franco-Haïtiennes de Guadeloupe (Guadeloupe)
LDH de Basse-Terre (Guadeloupe)
Soutiens sans frontières (Guyane)
Retrouvez ce communiqué en ligne : http://www.migrantsoutremer.org/
Pour-la-cessation-immediate-de mom@migrantsoutremer.org www.migrantsoutremer.org
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Note [1] Voir trois communiqués du ministère de l'immigration à la suite du séisme
(http://www.migrantsoutremer.org/Exiles-haitiens-aux-Etats-Unis-18)
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Brigitte Espuche Anafé 21 ter rue Voltaire 75011 Paris Tél/Fax : 01.43.67.27.52
Permanence juridique pour les personnes en zone d'attente : 01.42.08.69.93 http://www.anafe.org
mercredi 13 juillet 2011
mardi 12 juillet 2011
Communiqué du Gisti
Les frontières d Israël passent-elles par Roissy ?
Contre toutes les politiques de sous-traitance du contrôle des frontières
Jeudi et vendredi dernier, plusieurs dizaines de militantes et de militants de la cause palestinienne ont été retenus à l aéroport de Roissy et empêchés de prendre un avion pour Tel Aviv. Alors qu elles étaient en possession des réservations et documents de voyage nécessaires, ces personnes se sont vu opposer des refus d enregistrement ou d embarquement. Les mêmes scènes se sont produites dans d autres aéroports européens, notamment à Genève, Bruxelles ou Budapest.
Beaucoup ont découvert à cette occasion que les compagnies d aviation acceptaient de faire le travail de la police. Elles ont en effet cédé ici aux pressions du gouvernement israélien qui les menaçait de devoir rapatrier à leurs frais ces passagers « indésirables ». Ces pratiques visant à empêcher des militants de manifester leur solidarité avec les habitants de Gaza et de Cisjordanie et les atteintes à la liberté de circulation qui en résultent méritent d être vigoureusement dénoncées. Mais ces méthodes sont loin d être exceptionnelles : elles sont utilisées partout, chaque jour, dans la plus grande indifférence et le plus grand silence médiatique. Or leurs conséquences sont dramatiques car elles dressent des obstacles permanents et quasi infranchissables sur la route des migrants à la recherche d un refuge ou d une vie meilleure.
Les pays du Nord pratiquent, en effet, cette « externalisation » des tâches de police en matière de contrôle des migrations au mépris, entre autres, du droit inaliénable, proclamé par tous les textes internationaux, de quitter son pays et de la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951. Depuis des années, pour échapper aux amendes dont elles sont menacées, les compagnies aériennes acceptent d opérer un tri parmi leurs passagers en écartant toutes celles et ceux qui, aux yeux des États de destination, présentent un « risque migratoire ». Ce faisant, elles contraignent des millions de personnes à utiliser des voies d accès clandestines, toujours plus coûteuses et périlleuses.
Il faut dénoncer les mécanismes de la coopération inter-étatique et cette privatisation des contrôles qui ont abouti ces jours-ci à porter de graves atteintes au droit de circuler et à cette autre liberté fondamentale dans une démocratie qu est la liberté de manifester. Mais il faut aussi et surtout faire en sorte que la publicité donnée à ces événements soit l occasion d une prise conscience des pratiques habituelles des États qui, sur fond de mondialisation, visent à assigner à résidence tous ceux dont les déplacements les inquiètent ou dérangent leurs intérêts.
Le 12 juillet 2011
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Bonsoir,
A celles et à ceux qui m'ont écrit qu'Israël est un Etat souverain, un Etat de droit qui peut accueillir ou refuser qui il veut, j'ai répondu ainsi en joignant le communiqué du GISTI.
Solidairement.
Alfred.
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A celles et à ceux qui m'ont écrit qu'Israël est un Etat souverain, un Etat de droit qui peut accueillir ou refuser qui il veut, j'ai répondu ainsi en joignant le communiqué du GISTI.
Solidairement.
Alfred.
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Je vous remercie pour votre mail
Israël est-il un Etat souverain ? Il n'a ni Constitution, ni frontières définies...
Cela l'avait amené à tout contrôler jusqu'à la frontière entre ...Gaza et l'Egypte!
Le plan sioniste consiste à installer un "Etat juif" sur toute la Palestine, voire au-delà, et cela se réalise progressivement, certes avec des lieux de Résistance multiples et sous des formes variées.
L'ONU avait décidé de créer en 1948 deux Etats : seul Israël a vu le jour et il a conquis par la violence presqu'entièrement le territoire de l'autre et il continue dans cette voie.
Sa politique actuelle est celle de l'extrême-droite raciste qui, plus que jamais, colonise et occupe par le force militaire la Palestine. Les Palestiniens en sont les victimes.
L'Etat d'Israël bénéficie d'une impunité totale au niveau des dirigeants américains, européens...
Il a établi un accord privilégié de coopération avec l'Union Européenne sans respecter une de ses clauses fondamentales : le respect des droits de l'homme. L'UE ne révise pourtant pas cet accord.
Pour toutes sortes de raisons géostratégiques et politiques, les dirigeants américains et européens soutiennent cet Etat tel qu'il est. Les révolutions en Tunisie et en Egypte les inquiètent encore davantage et soutiennennt plus que jamais leur allié israélien dans la région.
Les autorités grecques qui ont empêché les bateaux d'aller à Gaza, les gouvernements européens qui ont accepté que des ressortissants soient refoulés ou emprisonnés en Israël, au lieu de défendre les militants des droits de l'homme et les touristes qui se rendaient auprès de Palestiniens qui les ont invités, ce sont fait les complices des dirigeants israéliens et de leur politique de colonisation, d'occupation et de leur politique raciste.
En Israël beaucoup rêvent tout haut qu'Israël s'étende de la Méditerranée à l'Euphrate, du Sinaï au Litani, voire au-delà.
Les dirigeants ne tolèrent rien, même pas la liberté d'expression de la part des Palestiniens et des touristes qui vont en Palestine.
Le blocus de Gaza est illégal, le mur est illégal, le racisme est illégal. Le fait de ne pas avoir de Constitution est illégal. Le fait de ne pas avoir de frontières est illégal....
Accepter Israêl comme un Etat de droit, nous amène à ne plus reconnaitre, y compris chez nous, le racisme, les violations des droits de l'Homme et du droit international et à accepter de notre gouvernement un discours conforme au Droit et une pratique contraire au Droit.
Dénoncer les violations flagrantes du Droit par l'Etat d'Israël me parait être une nécessité :
les flottilles 1 et 2, les voyageurs du 8 juillet 2011 ont joué leur rôle et leurs actions ne passent pas inaperçus. C'est pour cela que je soutiens leurs actions et les popularise, y compris auprès des élus. Le journal israélien « Haaretz » dénonce « les réponses hystériques » du gouvernement Netanyahu et le quotidien « Yediot Aharonot » — le plus grand du pays — titre : « Nous sommes devenus cinglés ! »
Israël est-il un Etat souverain ? Il n'a ni Constitution, ni frontières définies...
Cela l'avait amené à tout contrôler jusqu'à la frontière entre ...Gaza et l'Egypte!
Le plan sioniste consiste à installer un "Etat juif" sur toute la Palestine, voire au-delà, et cela se réalise progressivement, certes avec des lieux de Résistance multiples et sous des formes variées.
L'ONU avait décidé de créer en 1948 deux Etats : seul Israël a vu le jour et il a conquis par la violence presqu'entièrement le territoire de l'autre et il continue dans cette voie.
Sa politique actuelle est celle de l'extrême-droite raciste qui, plus que jamais, colonise et occupe par le force militaire la Palestine. Les Palestiniens en sont les victimes.
L'Etat d'Israël bénéficie d'une impunité totale au niveau des dirigeants américains, européens...
Il a établi un accord privilégié de coopération avec l'Union Européenne sans respecter une de ses clauses fondamentales : le respect des droits de l'homme. L'UE ne révise pourtant pas cet accord.
Pour toutes sortes de raisons géostratégiques et politiques, les dirigeants américains et européens soutiennent cet Etat tel qu'il est. Les révolutions en Tunisie et en Egypte les inquiètent encore davantage et soutiennennt plus que jamais leur allié israélien dans la région.
Les autorités grecques qui ont empêché les bateaux d'aller à Gaza, les gouvernements européens qui ont accepté que des ressortissants soient refoulés ou emprisonnés en Israël, au lieu de défendre les militants des droits de l'homme et les touristes qui se rendaient auprès de Palestiniens qui les ont invités, ce sont fait les complices des dirigeants israéliens et de leur politique de colonisation, d'occupation et de leur politique raciste.
En Israël beaucoup rêvent tout haut qu'Israël s'étende de la Méditerranée à l'Euphrate, du Sinaï au Litani, voire au-delà.
Les dirigeants ne tolèrent rien, même pas la liberté d'expression de la part des Palestiniens et des touristes qui vont en Palestine.
Le blocus de Gaza est illégal, le mur est illégal, le racisme est illégal. Le fait de ne pas avoir de Constitution est illégal. Le fait de ne pas avoir de frontières est illégal....
Accepter Israêl comme un Etat de droit, nous amène à ne plus reconnaitre, y compris chez nous, le racisme, les violations des droits de l'Homme et du droit international et à accepter de notre gouvernement un discours conforme au Droit et une pratique contraire au Droit.
Dénoncer les violations flagrantes du Droit par l'Etat d'Israël me parait être une nécessité :
les flottilles 1 et 2, les voyageurs du 8 juillet 2011 ont joué leur rôle et leurs actions ne passent pas inaperçus. C'est pour cela que je soutiens leurs actions et les popularise, y compris auprès des élus. Le journal israélien « Haaretz » dénonce « les réponses hystériques » du gouvernement Netanyahu et le quotidien « Yediot Aharonot » — le plus grand du pays — titre : « Nous sommes devenus cinglés ! »
Ci-dessous l'éditorial du journal l'Alsace du 9 juillet 2011 qui montre que des journaux en France ne sont pas dupes.
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/07/09/au-dessus-des-lois
Je trouve ce communiqué du GISTI (ci-dessus) très intéressant car il conclut ainsi: Il faut dénoncer les mécanismes de la coopération inter-étatique et cette privatisation des contrôles qui ont abouti ces jours-ci à porter de graves atteintes au droit de circuler et à cette autre liberté fondamentale dans une démocratie qu’est la liberté de manifester. Mais il faut aussi et surtout faire en sorte que la publicité donnée à ces événements soit l’occasion d’une prise de conscience des pratiques habituelles des États qui, sur fond de mondialisation, visent à assigner à résidence tous ceux dont les déplacements les inquiètent ou dérangent leurs intérêts.
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