Affichage des articles dont le libellé est Rroms. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rroms. Afficher tous les articles

mardi 24 avril 2012

Communiqué du MRAP

Arrestations à Marseille : le MRAP demande l’arrêt de la stigmatisation des gens du voyage

— Mots-clés associés : , 

Tout au long de la journée d’hier lundi, les media ont fait part de la récente interpellation à Marseille et autour de l’Etang de Berre de personnes “appartenant à la communauté des Gens du voyage”. La mention de l’appartenance à une ‘communauté’, sous-entendant la généralisation du comportement de quelques délinquants à l’ensemble des membres de ladite communauté, participe d’un racisme ordinaire dont le MRAP n’accepte pas la banalisation. Du fait de la présentation de cette information, des propos à caractère raciste manifeste se déchaînent contre les Gens du voyage, notamment sur les sites d’information et les forums internet.
La plupart des media ont l’honnêteté de mentionner leur source : la Préfecture ! Une fois de plus, les Gens du voyage sont stigmatisés, désignés dans leur ensemble comme des délinquants par les services de l’Etat dont le rôle devrait être, au contraire, la lutte contre le racisme et les discriminations.

Le MRAP rappelle que dans un “avis sur le respect des droits des “Gens du voyage” et des Roms migrants au regard des réponses de la France aux instances internationales” publié le 25 mars, la Commission Nationale Consultative de Droits de l’Homme a conclu que les législations applicables à ces populations tendent à renforcer la stigmatisation et les discriminations dont elles souffrent ; que “ces discriminations, les confusions et les amalgames entretenus à l’égard de ces populations - qui sont souvent perçues dans l’imaginaire collectif comme délinquantes-  doivent être combattus par des mesures concrètes d’accès aux droits et par une volonté politique réelle et affirmée de lutter contre les stéréotypes et les discriminations” : tout le contraire de la pratique de la Préfecture des Bouches-du-Rhône !

Paris, le 17 avril 2012.

mardi 20 mars 2012

Les migrants, boucs émissaires de la crise







Les étrangers sont aujourd’hui les premières victimes, mais comme souvent, la manière dont on les traite est révélatrice des méthodes qui sont déjà appliquées à d’autres ou le seront demain, qu’il s’agisse d’étrangers ressortissants de l’Union Européenne comme les Roms de Roumanie et de Bulgarie, de l’ensemble des populations précaires ou des simples citoyens.


Le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici 67 et les associations signataires appellent à une
Conférence-débat 
avec Violaine CARRERE du G.I.S.T.I.
(Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés)

le mercredi 21 mars 2012 à 20h15 
à la Maison des Syndicats _ 1, rue Sedillot - Strasbourg

Associations signataires :

ATMF67, ATTAC Strasbourg, Cercle Communiste d’Alsace, EELV Strasbourg, JC67,Jeunes Ecologistes Alsace, MRAP Strasbourg, FSU 67, NPA67, PCF67, PCOF 67, UJFP-Alsace.


http://dailleursnoussommesdici.org/ 






Communiqué du MRAP


21 mars : journée mondiale de lutte contre les discriminations - Le MRAP lance un appel : non à une société racisée !

— Mots-clés associés : 

A l’heure où le racisme vient encore de frapper de façon la plus ignoble qui soit en visant délibérément des enfants lors de l’attaque d’une école juive à Toulouse, le MRAP lance un appel solennel : non à une société racisée! 

45 ans après la décision de l’ONU d’une Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, 40 ans après le vote par le Parlement français de la Loi  instituant le racisme comme délit, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples s’inquiète des discours ouvertement xénophobes de l’actuelle campagne présidentielle.

Les vieux démons réapparaissent et les masques tombent : comme dans les années 30, l’étranger redevient le « bouc émissaire », à qui on attribue la responsabilité de tous les maux de la société.  Pour le parti au pouvoir, c’est une tentative de masquer les échecs économiques et sociaux de 5 ans de gouvernement, pour l’extrême droite de faire oublier l’inadéquation de son « projet ».

Quand des responsables gouvernementaux tiennent des propos stigmatisants, quand certains media se font l’écho complaisant des dérapages verbaux, comment s’étonner de la recrudescence des actes racistes et de la banalisation du racisme au quotidien ? Comment faire reculer les discriminations que de tels discours semblent légitimer ?

L’immigration est vilipendée, les droits des migrants remis en cause – au mépris des engagements internationaux de la France qui a ratifié les conventions qui protègent les migrants et tout particulièrement les demandeurs d’asile.
Les projets de fichage ethnique – par le recensement, les statistiques ethniques - se dissimulent sous une prétendue volonté de mieux connaître les discriminations. Les statistiques ethniques ouvriraient la voie aux quotas.
Le MRAP refuse de tels « outils » qui contribueraient à construire des « races » et à aboutir à une société racisée.

Le MRAP lutte contre cette vision de la société française : les problèmes des banlieues sont les problèmes sociaux et politiques de la France, chômage, mal logement, la ghéttoïsation, l’inégalité d’accès à la formation. Ce sont les inégalités sociales, quelle que soit l’origine des personnes, qu’il faut dénoncer et combattre.

Une autre politique, une réelle volonté politique sont nécessaires pour faire reculer la « bête immonde » du racisme.

Paris, le 21 mars 2012.

lundi 19 mars 2012

Communiqué du MRAP

Jeunes filles écrasées : le MRAP apporte son soutien à la plainte de la famille

— Mots-clés associés : 

Trois toutes jeunes filles, dont deux mineures ont été écrasées sur l’ autoroute du sud, dans la nuit de samedi à dimanche, après avoir été contrôlées sans titre de transport dans un train de la SNCF, et débarquées à 23 h à la gare de Pierrelatte.

Le MRAP s’ interroge sur les circonstances qui ont permis que ces trois très jeunes filles aient pu être ainsi abandonnées en pleine nuit, sans que ni les services de protection de l’ enfance, ni même les services de police n’aient été prévenus . Les services de police de la SNCF de cette région du Sud-Est, montrent d’ ordinaire une bien plus grande célérité quand il s’agit d’ harceler des personnes en situation irrégulière (voir le rapport à ce sujet de notre comité d’ Avignon).

Par ailleurs le MRAP s’indigne que la plupart des médias nationaux aient fait état de l’ appartenance de ces jeunes filles à la communauté des gens du voyage ou à la communauté Gitane, laissant planer une suspicion de négligence, voir de maltraitance, de la part de cette communauté. Cette affirmation est d’ autant plus injustifiée qu’ elle est mensongère, puisque ces enfants faisaient partie d’ une famille sédentarisée depuis longtemps.

Il faut rendre hommage à Madame le Maire de la ville où elles habitaient, qui a su rétablir la vérité et souligner l’ attachement de cette famille à ses nombreux enfants.

Le MRAP s’ incline devant la douleur de cette famille et lui apporte tout son soutien dans la plainte qu’ elle a déposée pour non assistance à personne en péril.

Paris, le 19 mars 2012.

vendredi 17 février 2012

Déclaration du MRAP


Egalité des droits – Liberté de circulation pour les Roms

Les propos,  tenus  par François Hollande lors de son entretien sur la chaîne CANAL+ dimanche dernier, à propos des Roms migrants, suscitent  une grande inquiétude chez tous les démocrates soucieux de la solidarité entre les peuples, et en particulier envers les plus démunis et les plus discriminés. Nous sommes surpris que dans cette  intervention, qui venait après un reportage édifiant sur le harcèlement subi par les Roms de Marseille,  le candidat socialiste  à la Présidence de la République n’ait eu aucun mot pour condamner l’action et le discours mensonger de ces milices de quartier, aux relents douteux, ni pour démentir les propos scandaleux d’un préfet de la République assimilant les familles Roms  à des organisations maffieuses.

 Au-delà de la maladresse que constitue l’emploi du mot  « camp »  pour désigner des lieux d’habitation, c’est le principe même de la libre circulation des citoyens européens qui est mise en cause. Le MRAP ne peut qu’appuyer l’idée selon laquelle l’Europe doit se saisir de la dramatique question des Roms et du sort qui leur est réservé dans certains pays de l’Union Européenne, notamment en Roumanie. Le MRAP attend des candidats à la Présidence de la République qu’ils prennent des engagements à cet égard.

Mais les causes d’une migration souvent forcée, sous la pression du racisme et de la discrimination – qui les prive d’accès au travail en Roumanie - ne dispensent  pas les candidats à la Présidence de réponses claires et précises concernant ce que doivent être leurs conditions d’accueil en France. François Hollande a malheureusement éludé ces réponses.

Plutôt que de parquer ces populations dans des lieux qui leur soient dédiés, nous préconisons leur insertion dans la société française par l’accession au droit commun, la première priorité  étant de leur accorder l’accès au marché de l’emploi. Or le gouvernement vient de proroger de deux ans les mesures transitoires qui empêchent pratiquement les Roumains et les Bulgares de d’accéder au travail en France. Le MRAP, à plusieurs reprises et avec fermeté,  a réclamé l’abrogation de ces mesures transitoires.
Nous regrettons que François Hollande soit également resté muet à ce sujet. 

Nous savons pourtant par expérience que les familles Roms qui, grâce à la solidarité de la population, des associations et de certains élus, ont  la possibilité d’accéder  en France  à un logement décent, à un travail et à la scolarisation des enfants, sont maintenant parfaitement insérés dans la société française.

Une conférence de presse s’est tenue jeudi 16 février 2012 à la FNASAT (Fédération Nationale des Associations de Solidarité avec les Tsiganes et Gens du voyage) pour rendre public  le « rapport politique » de ROMEUROPE,  dont le MRAP fait partie intégrante. Dans ce rapport qui sera envoyé aux candidats aux élections présidentielles, nous demandons :

-        La levée immédiate des mesures transitoires imposées par la France aux citoyens roumains et bulgares depuis le 1er janvier 2008 qui limite l’accès au travail et prorogées de deux ans depuis janvier 2012 ;

-        La fin des « distributions »  d’Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) sur le fondement
o     d’«abus de droit», notion récemment intégrée au CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers en France et du Droit d’Asile) qui porte atteinte à la liberté de circulation des citoyens européens
o     et sur la « charge pour le système social français », alors que les intéressés ne perçoivent aucune aide ;

-        L’accès au droit commun ;

-        L’arrêt immédiat des expulsions de terrains sans aucune proposition d’hébergement et la prise de mesures  pour garantir un habitat digne ;

-        L’accès plein et effectif à la scolarisation pour les enfants roms vivant en squat et en  bidonville et  leur protection ;  

-        La garantie d’accès aux soins et à la protection de la santé. 

Ces revendications relèvent de la simple  application de la Charte internationale des Droits de l’Homme ( Nations Unies) et de la Convention Internationale des droits de l’Enfant signées et ratifiées par la France.
Le MRAP sera vigilant et attend de François Hollande qu’il réponde aux attentes du MRAP relatives aux Roms migrants.
 Paris, le 18 février 2012.


lundi 6 février 2012

Communiqué du MRAP

LE MRAP DECERNE LE TRIPLE A DE L’ESCALADE XENOPHOBE A MONSIEUR GUEANT 



Le ministre le l'intérieur vient de déclarer que « toutes les civilisations ne se valent pas » devant un parterre d'étudiants de droite extrême (UNI) réunis à l'assemblée nationale le samedi 4 février. 

Reconnaissant les efforts méritoires de Monsieur Guéant qui successivement :  
-  a dénoncé la délinquance « roumaine »,  
-  s'est plaint du nombre de musulmans,  
-  a stigmatisé l'immigration comorienne,  
-  a considéré que la France avait trop d'étrangers même légaux...,  
-  puis maintenant vient de théoriser sur l'inégalité des civilisations, le MRAP, à l'unanimité, décerne le triple A de l’escalade xénophobe à Monsieur Guéant. 

Le clonage parfaitement réussi entre les thèses de Monsieur Guéant et celles d'un Le Pen au mieux de sa forme raciste justifiait de rehausser la cote du ministre. 

La réussite de l'opération électorale dans laquelle s'inscrit cette nouvelle saillie raciste est sans doute d'une issue plus incertaine, car l'électorat d'extrême-droite préfèrera toujours l'original à sa copie. 

Sachant que de l'inégalité des civilisations à celle des races il n'y a qu'une petite différence de degré xénophobe, le MRAP doit-il désormais se préparer à décerner le Prix Gobineau à un ministre de la République ?  


Paris, 5 février 2012 

jeudi 8 décembre 2011

Communiqué du MRAP

Le MRAP attend dès 2012 la levée des « mesures transitoires » pour les citoyens bulgares et roumains

— Mots-clés associés : 

Le MRAP appelle le gouvernement français à ne pas demander la prolongation des mesures transitoires qui restreignent l’accès au travail des ressortissants roumains et bulgares au delà du 31 décembre 2011, comme il en a la possibilité.

Rappelons que tous les ressortissants de pays membres de l’Union Européenne bénéficient de la liberté de circulation à l’intérieur de l’espace européen, mais que seuls les Roumains et les Bulgares ne peuvent, du fait de ces mesures, travailler sans y être expressément autorisés. Ce n’est qu’à la condition d’informer la Commission européenne de l’existence de perturbations graves sur le marché du travail national que le gouvernement français pourra se voir autorisé à prolonger ces mesures jusqu’au 31 décembre 2013,  date à laquelle elles devront impérativement prendre fin.Or, la Commission européenne a publié le 11 novembre dernier un rapport sur la mobilité des travailleurs roumains et bulgares à travers l’UE, où elle  constate un effet positif de cette mobilité sur le marché de l’emploi de la construction, qui plus est, sans impact sur le taux de chômage des pays d’accueil.

De nombreuses familles roumaines et bulgares, souvent roms mais pas exclusivement, ont quitté leur pays pour la France, où certaines sont installées depuis plusieurs années. Elles ne peuvent accéder à un emploi qu’exceptionnellement, au prix de démarches extrêmement, longues et compliquées. Elles requièrent en particulier de trouver un employeur acceptant de les embaucher dans des catégories de métiers très limitées, pour un emploi à temps plein, avec contrat à durée indéterminée et d’attendre plusieurs mois la réponse incertaine de la Préfecture.

Ces mesures transitoires les contraignent à vivre de petits boulots, de récupération, de vente d’objets, parfois de mendicité, leur impose de loger dans des habitations de fortune insalubres, sans eau, avec risques d’incendies, de maladies, obstacles à la scolarité des enfants et les exposent à des expulsions de leurs lieux de vie. Ils contribuent pour une grande part à la réalisation des objectifs chiffrés gouvernementaux de reconduites à la frontière d’étrangers en situation irrégulière. Il leur est fait grief de leur ‘défaut d’insertion’ alors que la levée des mesures transitoires, en permettant l’accès au travail, favoriserait l’accès à tous les droits qui leurs sont aujourd’hui déniés.

Les Roms roumains et bulgares installés en France dans des conditions précaires ne représentent pas plus de 15 000 personnes vivant en familles et comprennent des personens âgées et environ 50 % d’enfants. Le nombre de personnes susceptibles de travailler est estimé à environ 3000. Il ne saurait donc être argüé qu’un si petit nombre de personne puisse causer une perturbation grave du marché du travail.

Le MRAP demande donc la levée immédiate de ces mesures transitoires éminemment discriminatoires.

Paris, le 8 décembre 2010

mercredi 2 novembre 2011

Communiqué du MRAP

Le MRAP dénonce les propos d'Arno Klarsfeld stigmatisant les Roms 
(la voix du Nord du 27 et du 28 octobre).

Dans les déclarations du directeur de l’OFII, l'odieux le dispute au ridicule.

- Odieux quand il évoque l' « inconscience » des populations roms, qui s’inscriraient dans un déterminisme les conduisant à se livrer aux « mafias » et au « trottoir ».

- Odieux quand ce fat médiatisé compare les demandeurs d'asile des CADA aux résidents des Kibboutz.

- Odieux quand cette coqueluche des salons, établit un parallèle entre la dette que ses amis politiques entendent éradiquer et les populations roms.

- Ridicule, quand ce personnage jet-setteur vient donner des conseils aux familles pauvres pour contrôler leur natalité.

Nous connaissions le nom Klarsfeld pour un travail de mémoire courageux concernant les bourreaux nazis. 

Mais la promotion présidentielle du rejeton bling bling, à la tête de l'OFFI illustre la dilapidation d'un héritage intellectuel et militant dans la gestion de la « question rom » comme d'autres hier évoquaient la « question juive ».


Le MRAP considère que ce personnage devrait être démis de ses fonctions à l'OFII.

mardi 13 septembre 2011

Communiqué du MRAP de Marseille

Claude Guéant récidive

Après avoir stigmatisé les « Roms », déclaré que les enfants d'immigrés
réussissaient moins bien que les autres à l'école, contredisant ainsile
rapport des chercheurs sur le sujet, le ministre Claude Guéant, qui
voulait expliquer les causes de la violence à Marseille déclare:

« Il y a une immigration comorienne importante qui est la cause de
beaucoup de violences. Je ne peux pas la quantifier. »

Le MRAP de Marseille est scandalisé par les propos xénophobes et par les
déclarations infamantes d'un ministre de la République, et dénonce ce
qui s'apparente à de l'incitation à la haine raciale.

Tout cela démontre que la droite classique ne se distingue plus de
l'extrême droite. Les Marseillais dans leur ensemble, toutes populations
confondues, ne se laisseront pas abuser. Tout habitant et  citoyen a
droit au respect et de ne pas être stigmatisé en raison de ses origines.

Le MRAP de Marseille et la fédération MRAP des Bouches du Rhône étudient
d'ores et déjà les suites judiciaires à donner à cette affaire.

Nous savons tous à Marseille que le racisme tue.

Nous n'oublierons jamais Ibrahim Ali.

Marseille, le 12 septembre 2011.

mardi 6 septembre 2011

Appel du Mrap

Non au délit de solidarité humanitaire - Association de Solidarité en Essonne aux Familles Roumaines, Roms.



Parce que la solidarité est une valeur citoyenne, un principe fondamental de la république, nous: citoyens, associations, syndicats, organisations politiques exigeons que soit annulée la procédure pénale lancée à l’encontre de l’Association de Solidarité en Essonne aux familles Roumaines, Roms, via son président actuel Serge Guichard.
Depuis huit années l’ASEFRR, affiliée au réseau Romeurope, s’efforce d’apporter un peu de soutien, d’aide sociale et morale dans les bidonvilles et squat Roms de l’Essonne. Ses actions sont reconnues, appréciées.

L’action de « Solidarité-propreté », menée le 26 mars au bidonville dit de Moulin Galant, sert de prétexte à l’assignation de Serge Guichard au pénal. 

Cette action de nettoyage et d’exigence de ramassage des ordures ménagères, a été annoncée aux pouvoirs publics concernés, menée en toute transparence, proprement et efficacement, avec le soutien de nombreuses autres organisations du département, avec la participation large de citoyens, des familles roms elles-même.
Depuis, le ramassage des ordures est effectif. L’action a été utile.
Comment admettre que, trois mois plus tard, une convocation au tribunal, soit remise au président de l’ASEFRR.

Non au délit de solidarité humanitaire.
Nous revendiquons le droit, le devoir, de nous indigner et de mener ce type d’action humanitaire quand nécessité s’en fait jour.
L’intimidation, l’assignation en pénal, ne peuvent être acceptés.
Nous demandons l’arrêt de ces poursuites


vendredi 2 septembre 2011

communiqué du MRAP

Les tramways de la honte

— Mots-clés associés : 

En prêtant spontanément ses wagons à la police pour évacuer des Roms, en séparant des enfants de leur parents, la RATP renoue avec ces périodes honteuses où des agents de services publics, avec excès de zéle, se mettaient au service de l’ignoble.

Au-delà de ce qui demeurera une tache sur la RATP, cet épisode illustre la dérive xénophobe et raciste qui gangrène la société.

La stigmatisation des immigrés, des musulmans ou des Roms était déjà devenue le fil directeur d’une politique de diversion incapable de répondre à la souffrance sociale.

Mais quand un ministre de la République, Claude Guéant, cible les Roms qu’il qualifie de délinquants, quand des députés de la Droite Populaire, passerelle vers le Front National, s’illustrent par des saillies homophobes, on assiste alors à une résurgence des années sombres de l’Histoire.

Si au juif stigmatisé la droite dure substitue le musulman ou l’arabe, les autres victimes demeurent les mêmes : l’immigré, l’ étranger, le tzigane, l’homosexuel.

Comme hier, la droite dure trouve des supplétifs zélés... dans le cas présent au sein de la RATP !

Paris, le 2 septembre 2011.

mardi 16 août 2011

Communiqué de presse du MRAP

A Marseille les Roms doivent être reconnus comme des citoyens à part entière.

L'expulsion à Marseille d'une centaine de Roms, dont une trentaine d'enfants, de la Porte d'Aix le jeudi 11 août, a suscité une forte mobilisation des médias, des associations qui soutiennent les Roms et de certains élus de gauche, révoltés par une telle situation. 


Cette expulsion faisait suite à un arrêté municipal validé par le tribunal administratif, faisant état de "conditions d'indignité, d'une extrême précarité, d'insalubrité, sans eau ni sanitaires". Ces familles étaient arrivées là le 12 juillet ne sachant plus où aller, la plupart des espaces possibles leur étant un à un interdits. 


Depuis plusieurs mois, expulsion après expulsion, les conditions de survie de ces familles se sont dégradées.
Comment peut-on infliger un tel traitement à des êtres humains et à leurs enfants sans qu'aucune solution alternative ne soit recherchée ? A bout de forces, certaines familles ont accepté de se rendre à l'Unité d'hébergement d'urgence pour SDF de la Madrague Ville, même si ce lieu n'est pas adapté à leur situation. Elles ne pourront d’ailleurs y rester qu’une semaine.

Suite à une mobilisation importante, un dialogue s'est engagé avec les autorités municipales.
Il est urgent qu'une table ronde puisse se tenir, réunissant l'ensemble des acteurs publics du territoire ainsi que les partenaires associatifs, pour rechercher une solution pérenne à la situation dramatique de ces familles. Marseille, 'ville métisse', se doit de ne pas aggraver la précarité de citoyens européens empêchés, depuis l’adhésion à l’UE de leurs pays le 1er janvier 2007, d'accéder au travail par des « mesures transitoires » visant au sein de l’UE les seuls Roumains et Bulgares, discriminés par des restrictions à leur liberté de circulation, au point de représenter la moitié des expulsés du territoire français en 2010.

Le MRAP dénonce la politique anti-sociale, répressive, d’expulsion des Roms - mise en place en France par le président de la République et son ministre de l’intérieur - qui n'a eu pour résultat que de rejeter ces migrants « citoyens européens » dans une précarité encore plus grande.

Au delà, une chose est sûre: le "régime transitoire" auquel la France soumet ces populations se terminera fin 2013.

Dès le 1er janvier 2014, ils devront être traités comme les autres européens: il n’est que temps de préparer l'avenir !
Le Conseil de l’Europe, quant à lui, s’en inquiète : la « Déclaration de Strasbourg sur les Roms », adoptée par la Réunion de haut niveau des Etats membres du Conseil de l'Europe le 20 octobre 2010, a insisté sur l’importance de l’action locale et régionale pour améliorer leur situation.
Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe organisera un Sommet des Maires le 22 septembre 2011 à Strasbourg (France) pour traiter de la situation des Roms et des Gens du voyage.
Nous souhaitons que ce sommet apporte des réponses pour lutter contre la discrimination croissante à l’encontre des Roms en Europe et à leur marginalisation économique et sociale.

Le MRAP poursuivra ses mobilisations à travers la France pour obtenir que les Roms soient reconnus comme des citoyens à part entière. 



Paris, 16 août 2011 

jeudi 14 juillet 2011

Liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République



Libertés
Auteur de l'article : LDH
Liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République


Les rassemblements organisés par le collectif « Non à la politique du pilori » le 14 juillet 2011 à Paris et dans d’autres villes de France ont permis d’affirmer la volonté des organisations, associations, syndicats et partis de retrouver les fondamentaux d’une république dévoyée par la politique du gouvernement Sarkozy.
A Paris, en présence de Raymond Aubrac et de Charles Paperon, quelques centaines de militantes et de militants, résistants d’hier et d’aujourd’hui ont entendu les engagement pris par les uns et les autres de ne rien lâcher pour la défense des droits, de la citoyenneté et de la démocratie. Stéphane Hessel, empêché, était présent grâce à un message enregistré spécialement pour cette commémoration du 222
e anniversaire de la prise de la Bastille.

Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les Gens du voyage, les Français d’origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d’« assistés »… Elles ont ressorti le vieux mensonge d’une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République. Aujourd’hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d’extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l’autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

Nous refusons cette République défigurée ; celle que nous voulons, c’est la République « laïque, démocratique et sociale » que proclame notre Constitution ; celle du 14 juillet 1789, du rassemblement populaire de 1936 ; celle, enfin, du Conseil national de la Résistance. Celle qui s’attache inlassablement à garantir à tous l’égalité en dignité et en droits, l’égale liberté, l’égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

Deux cent vingt-deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l’échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit : en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd’hui et demain.

Retrouver la République

14 Juillet 2011 Par Les invités de Mediapart
Mediapart publie le discours tenu par le résistant Raymond Aubrac à la Bastille, le 14 juillet 2011, à l'occasion de la célébration de la fête nationale française. Un plaidoyer pour un retour aux principes fondamentaux d'une République dévoyée par ceux qui la gouvernent dans «la haine et le rejet de l'autre».
---------------
puceinvite.jpgDepuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l'Etat s'acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les gens du voyage, les Français d'origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d'«assistés»... Elles ont ressorti le vieux mensonge d'une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République. Aujourd'hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d'extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l'autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l'injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

Nous refusons cette République défigurée; celle que nous voulons, c'est la République «laïque, démocratique et sociale» que proclame notre Constitution; celle du 14 juillet 1789, du Rassemblement populaire de 1936, celle enfin du Conseil national de la Résistance. Celle qui s'attache inlassablement à garantir à tous l'égalité en dignité et en droits, l'égale liberté, l'égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

C'est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

Deux cent vingt deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l'échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit: en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd'hui et demain.

mercredi 13 juillet 2011

Communiqué du MRAP

Le MRAP, membre de ROMEUROPE communique : 
Communiqué de presse ROMEUROPE: Roms, un an après Grenoble


Collectif National Droits de l’Homme Romeurope



Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement) – AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) – ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les  familles roumaines et rroms) – Association Solidarité Roms  de Saint-Etienne – CAM (Comité d’Aide Médicale) – CCFD-Terre solidaire  – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyage – Habitat-Cité – Hors la Rue – Imediat – LDH (Ligue des Droits de l’Homme) – Lien Tsigane – MDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyage – MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINE – Rencontres tsiganes – RomActions – Romeurope Val-de-Marne – Secours catholique (Caritas France) – SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44 – URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)

Et le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien aux familles roms de Limeil-Bonneuil, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif Romeurope e l’agglomération nantaise, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif solidarité Roms et gens du voyage du Nord.



Paris, le 13 juillet 2011


INVITATION CONFERENCE DE PRESSE

le 21 juillet à 11 heures



Roms, un an après Grenoble : hors caméras, les discriminations et les expulsions continuent…


Le 30 juillet 2010, Nicolas Sarkozy prononçait le tristement célèbre discours tenu à  Grenoble, qui stigmatisait en particulier les Roms et annonçait une vaste campagne de démantèlement des « campements illicites ».

Si elle était pour la première fois exprimée au plus haut sommet de l’Etat, cette pression sur les Roms n’est pas nouvelle : les bidonvilles sur lesquels ils sont installés sont régulièrement démantelés, ce qui condamne des familles à une errance perpétuelle, s’oppose à leur insertion, à leur prise en charge sanitaire, à la scolarisation des enfants etc. Depuis plusieurs années, ces citoyens européens de « seconde zone » représentent plus de 30% des étrangers « éloignés » du territoire.

La pression policière, les expulsions systématiques - parfois extrêmement violentes et à la limite de la légalité – se sont intensifiées. Loin de mettre fin à la précarité, aux bidonvilles, à la misère, cette politique ne fait qu’aggraver les difficultés sociales de cette population.

Depuis l’été dernier, nombreux sont ceux qui n’ont pas pu rester spectateurs devant cette politique d’exclusion de familles parmi les plus fragiles en Europe. Des comités de soutien plus nombreux ont développé avec les familles Roms des actions importantes pour s’opposer  aux expulsions, apporter des soutiens humanitaires et pour développer des projets d’insertion avec des collectivités territoriales.

Depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union européenne le 1er janvier 2007,  les Roms migrants, qui sont pour la plupart originaires de ces deux pays, ont le droit de circuler et de vivre en Europe. Contrairement à la majorité des pays-membres de l’Union, la France maintient des mesures discriminatoires à leur encontre.

Ces dispositions transitoires rendent très difficile l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares et limitent leur droit d’installation. Ces règles les contraignent de fait à la précarité et sont aujourd’hui le principal obstacle à l’insertion sociale des Roms.

Alors que ces mesures transitoires prennent fin le 31 décembre 2011, le gouvernement français a d’ores et déjà annoncé sa volonté de les prolonger jusqu’en 2014.

Par cette décision, le gouvernement français maintient délibérément des populations dans la précarité et favorise le développement des bidonvilles, de la misère sociale, et de conditions de vie indignes.

Les organisations signataires réclament la levée immédiate des mesures transitoires qui est la condition indispensable à l’accès des Roms au droit commun.

Pour faire le point sur la situation des Roms en France un an après la réunion interministérielle du 27 juillet à l’Elysée qui préparait ces politiques « anti-Roms », le collectif Romeurope vous invite à une

Conférence de presse
le jeudi 21 juillet à 11 heures
au siège de la FNASAT – Gens du Voyage,
59, rue de l’Ourcq, 75019 Paris - Métro Crimée, ligne 7
(Salle de réunion au 1er étage)

Contact presse :
Damien Nantes, Hors la Rue,          06-81-93-41-52
Alexandre Le Cleve, La Cimade,     01-44-18-66-08

Merci de confirmer votre présence à l’adresse suivante :
marilisa.fantacci@romeurope.org