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mardi 29 mai 2012

Communiqué du MRAP

Le MRAP s’élève contre une vision purement sécuritaire des politiques migratoires

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En maintenant l’ensemble de la politique d’immigration dans le champ de compétence exclusif du ministère de l’intérieur le gouvernement s’inscrit dans la continuité du gouvernement précédent.
Les naturalisations, les flux migratoires, l’asile politique sont donc adossé à la politique sécuritaire.

Là ou un geste fort s’imposait pour rompre avec une politique qui pendant 5 ans a systématiquement présenté les étrangers comme un risque pour la nation, le gouvernement a choisi le renoncement.

Il suffisait pour donner les gages d’une rupture avec le politique de stigmatisation des immigrés de rattacher, comme par le passé, les questions d’immigration, d’asile, et de naturalisation à d’autres ministères.

Le choix du ministère de l’intérieur pour gérer les questions d’immigration, est un geste politique inverse et un gage donné à la frange la plus xénophobe de l’électorat.

L’exemple de la politique précédente atteste que la démocratie n’a rien a gagner dans cette orientation politique, in fine c’est toujours l’extrême-droite qui ramasse la mise des mauvais calculs électoraux.

Par un tel choix politique le gouvernement ne récupéra rien dans la frange xénophobe de l’électorat mais perdra tout auprès de ceux qui attendaient une gestion plus humaine des flux migratoires.

Le MRAP espère vivement que cette intégration de l’immigration au ministère de l’intérieur n’est que temporaire et qu’une nouvelle répartition des responsabilités interviendra , après les législatives, rattachant les questions d’immigration à d’autres ministères, en particulier celui des affaires sociales.

Paris, le 29 mai 2012.

mardi 22 mai 2012

Communiqué du MRAP

Après la défaite de la droite : deux urgences pour le MRAP

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Le MRAP se réjouit de la défaite de Nicolas Sarkozy et de cette droite qui pendant 5 ans, touche après touche, a mis en place un racisme d’Etat, utilisant, l’Autre, l’étranger, l’immigré, le Rom, le musulman comme bouc émissaire, les rendant responsables de la crise pour protéger les vrais coupables et éviter de proposer de réelles solutions, économiques, sociales et politiques aux problèmes des Français.
Aujourd’hui, le MRAP a deux tâches essentielles :

Combattre sans relâche, pied à pied, l’arsenal idéologique de la droite extrême et du parti d’extrême droite de Marine Le Pen. Contrairement à Nicolas Sarkozy, le MRAP réaffirme que le Front National n’est pas compatible avec la République. Partout, pour les législatives, le MRAP appelle à unir les forces pour faire barrage aux candidats du parti de la haine.

Faire avancer nos revendications :
- fin des contrôles au faciès
- fin de l’impunité des violences policières
- sortir de la politique d’expulsion et de la traque aux sans papiers, avec en première urgence la mise en place d’un moratoire sur les reconduites aux frontières
- fin de la tutelle du ministère de l’intérieur sur les politiques d’immigration
- fermeture des centres de rétention
- arrêt des mesures d’exception pour les citoyens roumains et bulgares (régime transitoire)
- abrogation des mesures discriminatoires envers les Tsiganes et Gens du Voyage, en particulier, suppression du carnet de circulation.
- droit de vote des étrangers non communautaires comme l’une des premières tâches de la future Assemblée Nationale

Au niveau international, le MRAP :
- se réjouit que le nouveau président François Hollande ait annoncé le retrait des troupes françaises d’Afghanistan.
- agira pour que la France reconnaisse les droits du peuple palestinien et se prononce pour des sanctions réelles et efficaces contre Israël
- rappelle l’urgente nécessité d’en finir avec la politique de la françafrique pour établir des relations respectueuses et équilibrées entre la France et les pays africains.

Paris, le 21 mai 2012.

lundi 21 mai 2012

Appel à signatures



Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appelle 

Solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim : il y a urgence ! 

Depuis le 17 avril, 2000 prisonniers politiques palestiniens mènent une grève de la faim. Tout comme plus de 800 000 palestiniens qui ont connu les prisons israéliennes depuis 1967, le seul tort  de ces prisonniers est d'avoir résisté à l'oppression et d'avoir agi pour l'application de leurs droits nationaux. 

Certains prisonniers sont en grève de la faim depuis le 1er mars et arrivent à un seuil critique pour leur survie même. Ce mouvement, très massif et revendiquant les droits humains les plus élémentaires, dévoile la gravité des atteintes aux droits de l’homme dans ces prisons et l’exaspération d’hommes et de femmes quotidiennement humiliés. 

Nous soutenons leurs exigences : 

la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifiée la moindre charge

une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…). 


Nous affirmons notre solidarité avec ces prisonniers en grève de la faim, et exigeons que les autorités israéliennes abandonnent leurs pratiques qui violent les droits de l'Homme les plus  élémentaires.

Signataires : Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui  (ACCA) -  Alliance for Freedom and Dignity  (AFD) -  Alternative Libertaire (AL) -  Américains contre la guerre (AAW) -  Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) -  Association des Tunisiens en France (ATF) -  Association France Palestine Solidarité (AFPS) -  Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) -  Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) -  Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) -  Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) -  Cedetim / IPAM -  Collectif des Musulmans de France (CMF) -  Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) -  Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) -  Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) -  Comité de Vigilance  pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) -  Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) -  Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération paysanne - Droit-Solidarité - Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -  Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) -  Fédération Syndicale Unitaire (FSU) --  Gauche Unitaire (GU) – Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - -  Le Mouvement de la Paix -   Les Alternatifs -  Les Femmes en noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) -    Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) -  Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) -  Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) -  Mouvement Politique d’Education populaire (M’PEP) -  Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) -  Organisation de Femmes Egalité -  Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) -  Parti Communiste Français (PCF) -  Parti de Gauche (PG) -  Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) -    Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) -  Union Générale des Etudiants de Palestine  (GUPS-France) -  Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) -  Union syndicale Solidaires

vendredi 18 mai 2012

Communiqué

Les prisonniers palestiniens font reculer les autorités israéliennes

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Le Collectif National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens salue la victoire des prisonniers politiques palestiniens,  en grève de la faim depuis le  17  Avril,  et pour certains d’entre eux depuis  75  jours.
L’essentiel de leurs revendications a été satisfait  :

-‎ ‏Les détenus administratifs seront libérés si aucune charge contre eux ne leur a été notifiée

-‎ ‏La fin de la mise en cellule d’isolement

-‎ ‏Les familles de Gaza pourront enfin rendre visite à leurs proches emprisonnés et ce après six années de privation.

Cette victoire a été le fruit d’une lutte acharnée des prisonniers palestiniens pour la dignité.  Ils ont réussi à l’imposer aux autorités israéliennes qui n’avaient que mépris pour eux et pour leurs justes revendications.  L’unité palestinienne autour de ce combat a largement contribué à faire reculer le gouvernement israélien.

Les prisonniers ont pu,  par leur détermination et par la justesse de leur cause,  mobiliser la population palestinienne et l’opinion publique internationale autour de leurs revendications.  Des organismes internationaux,  tels que le CICR ou l’OMS ont alerté sur l’état de santé des prisonniers.  Par contre,  un silence absolu a été observé par les pays occidentaux et la plupart de leurs médias.

Le gouvernement israélien ne manquera  ,  comme à son habitude, aucune occasion pour remettre en cause cet accord.  Par esprit de vengeance et parce qu’il jouit d’une injustifiable impunité.

Le Collectif national réaffirme sa solidarité avec la lutte du peuple palestinien en quête de ses droits nationaux universellement reconnus et continuellement bafouées par les autorités israéliennes.

Il continuera sa mobilisation pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens qui viennent de remporter une vraie victoire.



Le  16  mai  2012

Signataires :  Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui   ( ACCA ) -  Alliance for Freedom and Dignity   ( AFD ) -   Alternative Libertaire  ( AL ) -   Américains contre la guerre  ( AAW ) -  Association des Travailleurs Maghrébins de France  ( ATMF ) -  Association des Tunisiens en France  ( ATF ) -   Association France Palestine Solidarité  ( AFPS ) -   Association Nationale des Elus Communistes et Républicains  ( ANECR ) -   Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens  ( ATTAC ) -  Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises ( AJPF ) -   Association Républicaine des Anciens Combattants  ( ARAC ) -  Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine  ( AURDIP ) -  Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien  ( CCIPPP ) -   Cedetim  /  IPAM  -   Collectif des Musulmans de France  ( CMF ) -   Collectif Faty Koumba :  association des libertés,  droits de l’Homme et non-violence  – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes  ( CICUP )  -   Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix  ( CJACP ) -   Collectif Paix Palestine Israël ( CPPI Saint-Denis ) -   Comité de Vigilance   pour une Paix Réelle au Proche-Orient  ( CVPR PO ) -   Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du  5e arrt  ( CJPP5 ) -   Confédération Générale du Travail ( CGT ) -  Confédération paysanne  -  Droit-Solidarité  -  Europe-Ecologie  /  les Verts  ( EE-LV ) -  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives  ( FTCR ) -   Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique ( FASE ) -   Fédération Syndicale Unitaire  ( FSU ) --   Gauche Unitaire  ( GU ) – Génération Palestine  -  La Courneuve-Palestine  -  -   Le Mouvement de la Paix  -    Les Alternatifs  -   Les Femmes en noir  -  Ligue des Droits de l’Homme  ( LDH ) -     Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté,  section française de la Women’s International League for Peace and Liberty  ( WILPF ) ( LIFPL ) -   Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples  ( MRAP ) -   Mouvement Jeunes Communistes de France  ( MJCF ) -   Mouvement Politique d’Education populaire  ( M’PEP ) -   Nouveau Parti Anticapitaliste  ( NPA ) -   Organisation de Femmes Egalité  -   Parti Communiste des Ouvriers de France  ( PCOF ) -   Parti Communiste Français  ( PCF ) -   Parti de Gauche  ( PG ) -   Participation et Spiritualité Musulmanes  ( PSM ) -  Une Autre Voix Juive  ( UAVJ ) -     Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens  ( UTIT ) -   Union Générale des Etudiants de Palestine   ( GUPS-France ) -   Union Juive Française pour la Paix  ( UJFP ) – Union Nationale des Etudiants de France  ( UNEF ) -   Union syndicale Solidaires

jeudi 3 mai 2012

Communiqué du MRAP

Le MRAP appelle à voter contre Nicolas Sarkozy

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La droite au pouvoir a rompu les amarres républicaines et s’en va très loin du port, dans les eaux troubles de l’extrême-droite. Ces derniers jours Nicolas Sarkozy s’est rapproché encore plus de l’extrême-droite, en affirmant le 24 avril, à Longjumeau, que Marine Le Pen est « compatible avec la République ».
La stigmatisation des immigrés était déjà devenue le thème central de la campagne du président-candidat : le débat télévisé d’hier soir 2 mai est venu enfoncer le clou en brandissant l’épouvantail d’un vote forcément « communautaire » - sur fond de ‘hallal’ et de ‘centres de rétention’ - pour refuser le droit de vote aux élections locales aux  ressortissants non européens vivant en France, comme y sont favorables près de 6 français sir 10 (sondage Harris Interactive réalisé pour La lettre de la citoyenneté  en novembre 2011).

Quant à lui, Gérard Longuet, jadis co-fondateur mouvement Occident et auteur de son premier programme économique, maintenant l’un des principaux ministre de Nicolas Sarkozy, a pu déclarer au journal d’extrême-droite Minute que Marine le Pen était un interlocuteur avec qui on peut parler des « sujets difficiles ». Ce retour dans le marigot de ses premières amours politiques n’étonne pas, il déclarait il y a quelques temps que Malek Boutih ne faisait pas partie du « corps traditionnel français ».

Le désaveu de certains dignitaires de l’UMP ne doit pas faire illusion, il s’agit seulement d’un partage des tâches dans la stratégie présidentielle, afin de ratisser de l’extrême-droite jusqu’au centre de l’échiquier politique. Pour le MRAP, Nicolas Sarkozy et ses proches procèdent à un blanchiment des idées brunes Marine Le Pen, qui dansait hier encore avec les néo-nazis autrichien.

A l’issue du scrutin du 6 mai il serait inconcevable que cette droite extrême, dont Nicolas Sarkozy est le candidat, soit encore en charge des destinées de la France. Le MRAP appelle a voter contre Nicolas Sarkozy.

Paris, le 3 mai 2012.

Communiqué du MRAP

Grévistes de la faim palestiniens en danger de mort

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Le MRAP exprime sa plus vive inquiètude pour la vie de Bilal Diab et Thaer Halahleh, en grève de la faim depuis 64 jours et qui se trouvent dans un état très critique.
Actuellement 1600 prisonniers palestiniens suivent une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Ils exigent la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifiée la moindre charge, cela en violation du droit international. Ils  demandent la fin du régime de non-droit qui caractérise leurs conditions d’enfermement (mesures d’isolement, mauvais traitements, humiliations à l’encontre des visiteurs, interdiction des visites pour les familles de Gaza…).

 Le MRAP demande à ses sympathisants d'intervenir d'urgence auprès de l'Ambassade d'Israël et du Ministre des Affaires étrangères * pour que les autorités israéliennes abandonnent leurs pratiques qui violent les droits humains les plus fondamentaux.

* Ambassade d'Israël :
3 rue Rabelais 75008 Paris
Fax: 01.40.76.55.55
Mail : <information@paris.mfa.gov.il>

* Ministre des Affaires étrangères :
Monsieur Alain Juppé
37 Quai d'Orsay 75007 Paris
mail : <Nicolas.KASSIANUDES@diplomatie.gouv.fr>

lundi 16 avril 2012

Communiqué du MRAP

La France ne doit pas être complice de la politique de l'Etat israélien

Ce dimanche matin 15 avril, les autorités aéroportuaires de Roissy et les forces de l'ordre , répondant aux ordres des services secrets israéliens, se sont mises au service de l'état colonisateur.

Des membres de l'opération « bienvenue en Palestine «  se sont vues refuser l'embarquement vers Tel Aviv , escale vers les territoires palestiniens.

D'autres membres de l'expédition, qui avaient réussi à s'embarquer se sont heurtés dès leur arrivée à Tel Aviv à un barrage de 650 policiers. Arrêtés ils doivent être réexpédiés vers leurs pays d'origine.

L'État israélien qui méprise toutes les résolutions de l'ONU et bafoue les droits de l'homme, poursuit donc sa politique d'annexion avec la complicité de ses supplétifs européens , notamment le gouvernement français et sa police. 

Le MRAP dénonce la contribution des autorités françaises à cette politique d'apartheid et à ce rideau de fer qui prive le peuple palestinien de ses soutiens humanitaires .


Paris le 15 avril 2012
 

jeudi 12 avril 2012

Communiqué du MRAP

La délégation française à la conférence internationale pour une Résistance non-violente en Palestine victime de violences de la part de l’armée israélienne

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Le MRAP vient d’apprendre  que des membres de la délégation française à la 7ème conférence internationale de Bil’in pour la Résistance populaire non-violente en Palestine  et des Palestiniens qui les accompagnaient ont été victimes de violences  de la part de l’armée israélienne alors qu’ils gagnaient  le lieu de la conférence à Hébron.

Abdullah Abourhamah, responsable du Comité populaire de Bil’in a été arrêté ainsi qu’un ressortissant français.

Le MRAP est indigné par ce nouvel acte d’Israël contre la paix et la solidarité internationale.

La résistance non violente  qui a vit le jour à Bil In en 2003 compte aujourd’hui 25  pôles ; elle est exemplaire et réunit des Palestiniens, des Israéliens et des internationaux  de différentes nationalités.  Au fur et à mesure que le mouvement  se développe, Israël amplifie la répression : Le recours à des armes prohibées et souvent létales est constant.

Depuis le début du mouvement il y a eu 29 morts, des milliers de blessés, dont certains lourdement handicapés à vie. 

Le MRAP réaffirme sa solidarité totale avec ces militants de la paix, notamment Palestiniens et Israéliens et demande la libération immédiate des personnes arrêtées

Paris, le 12 avril 2012.

dimanche 8 avril 2012

Communiqué du MRAP

Soutien aux militants pacifistes de Bil'In - déclaration du CNPJDPI

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déclaration du CNPJDPI
Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens exprime son soutien aux habitants des villages et villes de Palestine en lutte contre la construction par les autorités israéliennes sur le territoire de leur commune du mur dit « barrière de séparation ». Ce mur partage le territoire de ces communes en deux, rendant très aléatoire toute activité agricole et économique et privant la population de ressources indispensables. En outre ce mur est un instrument de la dépossession de la terre palestinienne au bénéfice d’une colonisation israélienne illégale... En outre ce mur est aujourd’hui présenté par les autorités israéliennes comme devant constituer le tracé d’une éventuelle frontière d’Etat avec la Palestine, au mépris des résolutions des Nations-Unies qui font de la ligne d’armistice existant avant la guerre de juin 1967 la frontière légale du futur Etat de Palestine.
Depuis 2005 la population de Bil’in, un de ces villages (proche de Ramallah) agit, dans le cadre d’un comité de résistance populaire non-armée, contre cette violation permanente de la légalité internationale et des droits du peuple palestinien. Le village a fait appel à la solidarité des pacifistes israéliens et internationaux.. D’autres villages se sont à leur tour dotés de tels comités. Cette action se déploie sur le terrain judiciaire, israélien comme international, sur le terrain politique et s’exprime par des manifestations hebdomadaires contre le mur, durement réprimées par l’armée israélienne qui prolonge cette répression par des raids nocturnes terroristes dans les villages et les villes.
La répression israélienne a fait des morts et des blessés parmi les Palestiniens désarmés. Cette mobilisation populaire traduit un choix politique permettant de déployer pleinement et dans la durée une stratégie de résistance non-armée. Mais la répression n’a pas entamée la détermination de la population.
Tous les ans depuis 2005 une conférence internationale est organisée à Bil’in pour dénoncer la politique israélienne. Elle a contribué à l’élargissement de ces actions de résistance non-violente à de nombreux villages et villes de Cisjordanie et à Jérusalem. a été honorée de la participation de personnalités de premier plan, palestiniennes et étrangères, et elle permet à des forces politiques, syndicales, culturelles de tous pays d’exprimer leur soutien à la lutte du peuple palestinien pour ses droits. Chaque année des pacifistes israéliens viennent témoigner de leur solidarité. Un réseau international de solidarité s’est é à cette conférence. Elle est aussi l’occasion de rencontres entre les diverses composantes politiques de la Palestine. La population des villages en lutte a manifesté à plusieurs reprises sa réprobation de la fatale division entre les forces qui sont les représentants qualifiés du peuple palestinien et contre les risques de coupure entre Gaza et la Cisjordanie. Cette année la conférence internationale se transportera aussi dans d’autres localités, également victimes de la politique répressive israélienne, Hébron et Silwan (Jérusalem).
Notre Collectif national salue la lutte pacifique de la population des villes et villages palestiniens menant la résistance non-violente pour la reconquête de leur terre avec une ténacité et un courage exemplaire, et présente à la 7econférence internationale de Bil’in qui se déroulera du 10 au 13 avril 2012 ses vœux de plein succès. Il veillera à apporter à cette lutte son soutien pratique et politique, ainsi qu’à l’ensemble des combats du peuple palestinien pour ses droits,  en Cisjordanie comme à Gaza.
signataires
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération paysanne - Droit-Solidarité - Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Forum pour un autre monde - Gauche Unitaire (GU) – Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Education populaire (M’PEP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

samedi 7 avril 2012

Communiqué du MRAP

Le Comité palois du MRAP s’élève contre l’utilisation des questions de sécurité à des fins électorales, comme nous venons d’en être témoins à Pau.

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Le Comité palois du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), s’élève contre l’utilisation des questions de sécurité à des fins électorales, comme nous venons d’en être témoins à Pau.
Dans le cadre d’une opération nationale, deux jeunes hommes habitant le quartier de l’Ousse des Bois ont été arrêtés mercredi matin de manière volontairement violente, spectaculaire et médiatisée. L'un d'entre eux travaille dans le service public (Pôle Emploi) depuis des années. L'autre venait d'obtenir une mission d'intérim qu'il a perdue à cette occasion. Ils ont été libérés jeudi, après plus de 30 heures de garde à vue, sans qu’aucun chef d’inculpation ne puisse être retenu contre eux.
La multiplication actuelle d’arrestations arbitraires est à la fois inacceptable et inquiétante. Ces opérations de police, conduites en plein campagne électorale, contribuent à nouveau à la stigmatisation de la communauté musulmane et à l’accréditation de l’amalgame honteux que certains essaient d’établir entre immigration et insécurité. Tout en dénonçant ces pratiques électoralistes, le Comité Palois du MRAP exprime tout son soutien et sa solidarité aux deux frères injustement mis en cause ainsi qu’à leur famille.
Pau, le 7 avril 2012.

Centre social la Pépinière, 4-8 avenue Robert Schuman – 64000 PAU ▪ Tél : 05.59.92.72.00 ▪ www.mrap.fr

lundi 20 février 2012

Communiqué du MRAP

Des ponts pas des murs - Lettre ouverte aux candidat.es à l’élection présidentielle de 2012



Paris, le 09 Février 2012
Madame, Monsieur,

Le réseau international « Des Ponts Pas Des Murs » est constitué d’associations de défense des droits de l’Homme, de solidarité internationale, d’associations de migrants et de soutien aux migrants et d’organisations syndicales. Les associations françaises du réseau sont regroupées au sein d’une plateforme nationale.
Nous considérons que les migrations permettent d’établir des ponts entre les sociétés et ne voulons pas d’une France et d’une Europe qui se transforment en forteresse.
Les dirigeants des pays du Nord affirment rechercher une « solution » à ce qu’ils appellent le « problème » de l’immigration, solution qui passerait par un contrôle plus strict des frontières, par une « gestion concertée » des « flux » migratoires et par toute une série de dispositifs répressifs.
Ils savent que leurs déclarations et leurs politiques instrumentalisent des fantasmes à des fins électorales. Ils savent aussi qu’une politique responsable nécessite des politiques nationales fondées sur la dignité et l’égalité des droits et la recherche de réponses par une transformation de l’organisation mondiale.
Aujourd’hui, à quelques mois de l’élection présidentielle en France, nous tenons à affirmer à l’attention de l’ensemble des candidat.es que nombre des citoyen·nes qu’ils et elles souhaitent représenter refusent la croissance exponentielle des moyens donnés à la guerre aux migrant·es, s’indignent qu’on enferme des personnes au motif qu’elles ont été qualifiées de migrants illégaux, n’admettent pas qu’on mène en leur nom des politiques restreignant les droits sociaux, économiques et politiques des immigré·es présent·es dans les pays du Nord.
Ils et elles n’acceptent pas non plus que dans les pays d’émigration comme dans les pays d’immigration, les Etats les plus puissants organisent le pillage et l’exploitation de migrant·es utiles à leurs économies et tentent de contraindre les pays les plus pauvres à prendre part, par exemple via des accords de réadmission, aux politiques dites d’« immigration choisie » et au chantage à l’aide au développement.
Nous affirmons que dans chaque pays, et pour nous en France, l’Etat doit veiller à promouvoir l’égalité des droits entre migrants et ressortissants nationaux et que dans le travail d’élaboration des codes et lois concernant les migrations comme dans les politiques migratoires menées par les exécutifs nationaux ou internationaux, les libertés fondamentales, dont celle d’aller et venir, doivent être garanties.
Vous trouverez ci-après des principes à affirmer et des points qui doivent faire l’objet de mesures immédiates, actés par l’ensemble des organisations et associations françaises membres du réseau Des Ponts Pas des Murs.
Nous vous demandons de nous préciser votre position et vos engagements sur chacun de ces points.
1 Principes à affirmer et à porter au niveau européen et international
•L’égalité des droits
•La liberté de circulation
•La lutte contre les discriminations, la xénophobie, le racisme
•La dissociation entre accords économiques et de coopération et les migrations
•L’implication de la société civile et des migrant-e-s dans toutes les négociations
2 Mesures immédiates en France portant sur :
•La régularisation des sans-papier-e-s
•La reconnaissance d’une citoyenneté de résidence
•La ratification de la convention internationale sur les droits des migrant-e-s
•La dépénalisation des infractions au séjour et la fermeture des centres de rétention administrative
•La renégociation des accords de coopération sur une base équitable et transparente
•L’abrogation des lois répressives et le retour du droit au séjour pour les étranger-e-s malades
•La révision des politiques de visa en conformité avec le respect des droits fondamentaux
Dans l‘attente, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Signataires :
ACORT MRAP
ADER Réseau foi et justice Afrique Europe
ATMF SIAD
ATTAC Solidaires
CCFD Terre Solidaire Terre des Hommes France
CRID
Emmaüs International
Enda Europe
Eunomad France
France Amérique Latine
FSU
GISTI
IDD
IPAM
La Cimade
La FASTI
Ligue des Droits de l’Homme
Mouvement de la Paix

vendredi 17 février 2012

Déclaration du MRAP


Egalité des droits – Liberté de circulation pour les Roms

Les propos,  tenus  par François Hollande lors de son entretien sur la chaîne CANAL+ dimanche dernier, à propos des Roms migrants, suscitent  une grande inquiétude chez tous les démocrates soucieux de la solidarité entre les peuples, et en particulier envers les plus démunis et les plus discriminés. Nous sommes surpris que dans cette  intervention, qui venait après un reportage édifiant sur le harcèlement subi par les Roms de Marseille,  le candidat socialiste  à la Présidence de la République n’ait eu aucun mot pour condamner l’action et le discours mensonger de ces milices de quartier, aux relents douteux, ni pour démentir les propos scandaleux d’un préfet de la République assimilant les familles Roms  à des organisations maffieuses.

 Au-delà de la maladresse que constitue l’emploi du mot  « camp »  pour désigner des lieux d’habitation, c’est le principe même de la libre circulation des citoyens européens qui est mise en cause. Le MRAP ne peut qu’appuyer l’idée selon laquelle l’Europe doit se saisir de la dramatique question des Roms et du sort qui leur est réservé dans certains pays de l’Union Européenne, notamment en Roumanie. Le MRAP attend des candidats à la Présidence de la République qu’ils prennent des engagements à cet égard.

Mais les causes d’une migration souvent forcée, sous la pression du racisme et de la discrimination – qui les prive d’accès au travail en Roumanie - ne dispensent  pas les candidats à la Présidence de réponses claires et précises concernant ce que doivent être leurs conditions d’accueil en France. François Hollande a malheureusement éludé ces réponses.

Plutôt que de parquer ces populations dans des lieux qui leur soient dédiés, nous préconisons leur insertion dans la société française par l’accession au droit commun, la première priorité  étant de leur accorder l’accès au marché de l’emploi. Or le gouvernement vient de proroger de deux ans les mesures transitoires qui empêchent pratiquement les Roumains et les Bulgares de d’accéder au travail en France. Le MRAP, à plusieurs reprises et avec fermeté,  a réclamé l’abrogation de ces mesures transitoires.
Nous regrettons que François Hollande soit également resté muet à ce sujet. 

Nous savons pourtant par expérience que les familles Roms qui, grâce à la solidarité de la population, des associations et de certains élus, ont  la possibilité d’accéder  en France  à un logement décent, à un travail et à la scolarisation des enfants, sont maintenant parfaitement insérés dans la société française.

Une conférence de presse s’est tenue jeudi 16 février 2012 à la FNASAT (Fédération Nationale des Associations de Solidarité avec les Tsiganes et Gens du voyage) pour rendre public  le « rapport politique » de ROMEUROPE,  dont le MRAP fait partie intégrante. Dans ce rapport qui sera envoyé aux candidats aux élections présidentielles, nous demandons :

-        La levée immédiate des mesures transitoires imposées par la France aux citoyens roumains et bulgares depuis le 1er janvier 2008 qui limite l’accès au travail et prorogées de deux ans depuis janvier 2012 ;

-        La fin des « distributions »  d’Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) sur le fondement
o     d’«abus de droit», notion récemment intégrée au CESEDA (Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers en France et du Droit d’Asile) qui porte atteinte à la liberté de circulation des citoyens européens
o     et sur la « charge pour le système social français », alors que les intéressés ne perçoivent aucune aide ;

-        L’accès au droit commun ;

-        L’arrêt immédiat des expulsions de terrains sans aucune proposition d’hébergement et la prise de mesures  pour garantir un habitat digne ;

-        L’accès plein et effectif à la scolarisation pour les enfants roms vivant en squat et en  bidonville et  leur protection ;  

-        La garantie d’accès aux soins et à la protection de la santé. 

Ces revendications relèvent de la simple  application de la Charte internationale des Droits de l’Homme ( Nations Unies) et de la Convention Internationale des droits de l’Enfant signées et ratifiées par la France.
Le MRAP sera vigilant et attend de François Hollande qu’il réponde aux attentes du MRAP relatives aux Roms migrants.
 Paris, le 18 février 2012.


lundi 6 février 2012

Manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Strasbourg

Le Front National et Marine Le Pen au service de la casse sociale. 


Danger pour les libertés 


Désindustrialisation, délocalisations, flambées des prix, dégradation des services publics, mais les profits versés aux actionnaires s’envolent ! Les défis concernant l’environnement ne sont pas pris en compte.
Nous sommes victimes de la politique néolibérale qui profite aux plus riches.

Pour capter une partie de l’électorat appauvri, déclassé et en colère, le FN, tient un discours social. C’est une imposture. Le 22 octobre 2010, en pleine lutte contre la casse des retraites, Marine Le Pen déclarait : «Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus… La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers». Elle projette de supprimer syndicats et acquis sociaux. Quelles sont les références de l’extrême-droite ?
En France la collaboration avec le nazisme, la tentative de coup d’Etat de l’OAS... Et ailleurs la dictature de Pinochet ou des colonels grecs …

Marine Le Pen utilise comme son père la peur, prône une France xénophobe refermée sur elle-même et désigne de faux responsables aux problèmes : les étrangers, les musulmans…
Prétendre, comme l’a claironné son père durant des dizaines d’années, que nous sommes face à une invasion massive d’immigrés est une des contre vérités du FN : il n’y a en France qu’un immigré de plus par an pour 650 habitants. Marine Le Pen parle du « coût de l’immigration », mais, la différence entre ce que les immigrés versent à l’Etat et ce qu’ils en reçoivent représente un gain pour l’Etat de 12,4 milliards d’euros. Il y a en France 2,9 millions d’étrangers; par ailleurs vivent et travaillent à l’étranger 2,5 millions de Français.
Le FN met en avant la «priorité nationale» qui comme «la préférence nationale» établirait un apartheid. Le national-socialisme avant 1933 avait mis en avant le social en faveur des Allemands pour se muer rapidement en dictature sanguinaire.

Le FN est aussi contre le remboursement de l’IVG, il veut mettre le Planning Familial au pas, il est pour le renvoi de la femme au foyer.
Il est pour la restriction des libertés notamment des jeunes, pour une sélection accrue des étudiants, pour une éducation rétrograde.
Il pratique l’intolérance au niveau culturel et de la presse, bien visible déjà où le FN a dirigé une mairie.
Son entourage est révélateur avec le GUD (violent groupuscule d’extrême-droite dont l’ancien leader Frédéric Chatillon est à présent directeur de campagne de Marine Le Pen), avec les intégristes catholiques.
Il soutient des dictatures, veut réintroduire la peine de mort.

La perspective d’une alliance à droite entre un FN « relooké » par Marine Le Pen et l’UMP est en chantier.
Le «projet pour la France» de Marine Le Pen, n’est pas la solution pour sortir de la crise.
Ce projet prépare le terrain à la poursuite et à l’aggravation des méfaits de cinq ans de sarkozysme.

Le 12 février à 15h Marine Le Pen tient un meeting au PMC à Strasbourg.



Pour dire non aux idées d’extrême-droite, 
pour les libertés, la justice, l’égalité et la fraternité, 

manifestons ensemble le dimanche 12 février ! 

Départ place Kléber à 14h30. 



"Collectif Justice et Libertés" et "Collectif D'ailleurs, nous sommes d'ici" 

Initiative soutenue par :

Amis du peuple kurde, ATMF 67, ATTAC-Strasbourg, Cercle Menachem Taffel, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, FSU 67, Jeunes Communistes 67, MRAP-Strasbourg, Mouvement de la Paix 67, NPA 67, PCF 67, PCOF 67, Parti de Gauche 67, Planning Familial 67, Ras l'front, Sud - Etudiants, Union Juive Française pour la Paix 67, UNSA - Education, UD CGT du Bas-Rhin, Calima, Jeunes Ecologistes d'Alsace...

mardi 2 août 2011

Communiqué du MRAP

Les analyses du MRAP confortées par la déclaration odieuse de Jean Marie Le Pen !

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Interrogé dans le cadre de l’émission "Le Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen", parue sur le site du front national, l'ancien président précise que la société Norvégienne « n’a pas pris la mesure du danger mondial que
représente, d’abord, l’immigration  massive … cause principale, dans l’esprit de ce fou meurtrier. »

Il requalifie alors la tuerie en simple "accident" et fait rejaillir la responsabilité de l'acte sur tout un peuple qui serait coupable du malheur qui le frappe.

Cette déclaration est d'une indignité absolue alors que les familles des victimes enterrent les leurs; elle maintient le Front National au ban de la démocratie.

Marine Le Pen et la droite populaire s'étaient conjointement insurgées du fait que le MRAP accuse les droites-extrêmes européennes de contribuer à un climat qui favorise le passage à l'acte; cette déclaration du président
d'honneur du FN atteste du bien fondé de l'analyse de notre association.

Marine Le Pen tente par tactique électorale de changer l'image de son parti, mais celui-ci compte, aujourd'hui comme hier, le racisme et la xénophobie dans ses fondamentaux. Elle aura beau exclure des "Jacques Coutela" qu'elle
a  adoubé, elle laisse des "Jean Marie Le Pen" dont elle est la fidèle héritière  politique, exhaler leurs remugles haineux.

Plus que jamais il est urgent de répondre à l'appel de la Haut-Commissaire aux  droits de l'homme des Nations Unies, pour que les responsables et chefs d'Etat se saisissent de la montée du racisme et de la xénophobie.

Pour l'heure, le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy et ses relais entretenus par la  Droite dite "populaire", focalisés sur la lutte contre l'immigration et les obsessions identitaires, donnent le plus mauvais exemple d'un Gouvernement peu préoccupé par la montée du racisme et de la xénophobie.

Paris, 31 juillet 2011

jeudi 14 juillet 2011

Le fiasco sécuritaire

Syndicat de la Magistrature

Communiqués de presse, publié le 8 juillet 2011, mis à jour le 8 juillet 2011

L’heure des comptes a sonné. Dans quelques mois, celui qui a conquis le pouvoir en se présentant comme le protecteur indéfectible de la sécurité des Français sollicitera sa réélection à la présidence de la République. Manifestement efficace en 2007, la posture magique de la « rupture » ne lui sera plus d’aucun secours : c’est bien de son bilan qu’il sera question. Avec un redoutable effet rétrospectif : sur son terrain de prédilection – la « guerre aux voyous » qu’il a choisi d’incarner lorsqu’il était ministre de l’Intérieur (au point de « tuer le job » selon sa modeste expression) –, la période de référence sera bien de dix ans (2002-2012).

A cet égard, le rapport de 248 pages que vient de publier la Cour des comptes sur « l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » entre 2002 et 2010 ressemble fort à une mauvaise nouvelle pour le candidat Nicolas Sarkozy. On comprend, dès lors, que ses plus fidèles soutiens, de Claude Guéant à l’ex-secrétaire général de Synergie-Officiers en passant par le toujours subtil Eric Ciotti, aient immédiatement entrepris d’en saper la crédibilité.

Las, le président de la plus haute juridiction financière a beau être socialiste, près de 90 magistrats de cette vénérable institution – d’ordinaire très respectée – ont participé au délibéré à l’issue duquel a été adopté ce rapport précis et documenté, qui relate les résultats d’une enquête menée par les chambres régionales des comptes dans 52 villes de quatre régions.

A l’aune de la doxa sécuritaire, les conclusions de la Cour sont accablantes : statistiques de la délinquance biaisées et instrumentalisées, effets pervers de la « gestion par objectifs », mauvaise utilisation des effectifs de police et de gendarmerie en baisse depuis 2009, inégalités accrues entre les citoyens selon les territoires en fonction de la localisation des forces de l’ordre, dévoiement de la vidéosurveillance insuffisamment contrôlée et dont l’efficacité n’est pas évaluée, hausse des atteintes aux personnes, augmentation du nombre de policiers municipaux dont la formation est lacunaire...

Le constat n’est pas nouveau. Nombreux sont les policiers et les magistrats qui dénoncent depuis des années les vices et les impasses d’une « politique du chiffre » orchestrée dans une logique exclusive de communication et validée a posteriori par l’affichage de résultats mensongers. Nombreux sont également les observateurs – certes affreusement « droits de l’hommistes » – qui ont rapidement tiré la sonnette d’alarme : la frénésie sécuritaire est aussi inefficace que dangereuse.

Car cette politique de la peur et du pilori a un coût plus élevé encore, qui n’apparaît pas dans les comptes publics mais qui pèse sur la société : elle détruit le lien social, dégrade l’Etat de droit et défigure la justice.

Ci-joint : le rapport de la Cour des comptes
http://www.syndicat-magistrature.org/Le-fiasco-securitaire.html