vendredi 30 décembre 2011

Communiqué du MRAP

Le MRAP condamne le bombardement d'un village kurde par la Turquie

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Le MRAP condamne avec force  le bombardement par l'armée turque d'un village kurde, tuant 40 civils, dont de nombreux jeunes et enfants, dans la région de Sirnak.

Une fois encore, le gouvernement d'Ankara choisit la force armée et la répression comme seule réponse à l'exigence de respect des droits du peuple kurde. Depuis 2009, les autorités turques ont emprisonné des milliers d’intellectuels, d’élus, de militants politiques, d’écrivains, de journalistes Cette politique du pire a pourtant  montré son échec persistant.

Les Kurdes de Turquie (25 millions de personnes sur les 70 millions de citoyens turcs) ne réclament rien d'autre que le respect de leurs droits fondamentaux, dans une Turquie démocratique. 

Une solution pacifique et négociée à la question kurde est indispensable à la stabilisation d’une situation de plus en plus complexe et explosive au Moyen Orient ainsi qu’ à une véritable démocratie en Turquie. Le MRAP rappelle que cela ne pourra se faire que par la voie de la négociation.

Dans le même temps, l'Allemagne emprisonne, depuis le  15 décembre 2011, M. Eygup Doru alors qu'il venait de reconduire à l'aéroport Leyla Zana. M. Eygup Doru,  à qui la France a accordé le statut de réfugié politique est le représentant pour l'Europe du BDP (Parti pour la Paix et la Démocratie), parti légal, formant un groupe politique de 35 députés au sein du Parlement de Turquie. Il est également l'interlocuteur privilégié pour la question kurde des différentes instances du Parlement européen et du Conseil de l'Europe.

Il est urgent que l 'Union Européenne mette fin à sa politique complice concernant la question kurde. Elle doit  appliquer un embargo sur les ventes d’armes à la Turquie, cesser de poursuivre les militants kurdes  et exiger enfin un règlement pacifique de cette question dans le respect du droit international. 

Le MRAP réaffirme au  peuple kurde, persécuté depuis des siècles, son entière solidarité. 


Paris le 29 12 2011

Communiqué du MRAP

Génocide arménien : le MRAP se réjouit du texte votée par l’assemblée nationale et réaffirme que le besoin de justice concerne tous les peuples de la terre.

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L’Assemblée Nationale a adopté ce 22 décembre 2011 une loi qui punit désormais la négation des génocides dont celui des Arméniens commis par l’État turc en 1915. Le premier article adopté stipule que pourront être punis d’un an d’emprisonnement et/ou 45000 euros d’amende « ceux qui auront fait l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre qui auront fait l’objet d’une reconnaissance par la loi ».

Le MRAP qui réclame depuis de nombreuses années que la négation de tous les génocides, quel que soit le lieu où ils se sont produits : Turquie, Rwanda, Cambodge, Srebrenica…soit punie par la loi, se réjouit que cette question fasse désormais l’objet d’une loi. En effet, s’il n’appartient pas au Parlement d’écrire l’Histoire, notre système pénal ne peut à la fois sanctionner les crimes contre l’humanité, dont le génocide est considéré comme le plus grave, et faire le choix de ne pas incriminer l’infraction qui consiste à nier ce crime ou à en faire l’apologie.

Le MRAP qui a longuement lutté pour obtenir que la France d’aujourd’hui reconnaisse pleinement sa responsabilité dans les heures sombres de l’occupation Nazi (Vichy), dans la « rafle du Vel’ d’Hiv » et la déportation des juifs qui s’ensuivit, les vouant ainsi à l’extermination , tient à réaffirmer que ce besoin de justice concerne tous les peuples de la terre.

L’apologie ou la négation du crime est intolérable en ce qu’elle prolonge et perpétue le crime lui-même. Il est nécessaire de mettre fin au négationnisme quel qu’il soit car il laisse ouvert le champ à d’autres crimes contre l’Humanité. C’est la reconnaissance des responsabilités passées qui rend possible l’indispensable réconciliation des peuples.

 Paris, le 22 décembre 2011.

mercredi 21 décembre 2011

Communiqué du MRAP

Le MRAP indigné par la campagne de haine à l'encontre de Salah Hamouri

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Le MRAP est indigné par les graves accusations tenues à l'encontre de Salah Hamouri à peine deux jours après sa libération par certains médias israéliens et repris par Richard Pasquier, le Président du CRIF.

Ils accusent Salah Hamouri d'avoir déclaré à l'agence Reuters « Le rabbin Yossef Ovadia mérite la mort ». Salah Hamouri, mais aussi les journalistes de l’agence Reuters qui l’ont interviewé, démentent, enregistrement à l’appui, de tels propos.

Cela n'empêche pas le discours haineux à l'encontre de Salah Hamouri et de sa famille : «  Denise Hamouri peu être fière d’avoir mis au monde un assassin ». Ou encore : « Pour bien des Israéliens c’est Hamouri qui mérite de mourir. »

Ces propos ignobles sont une atteinte à la dignité de Salah Hamouri et de sa famille. Le MRAP demande aux autorités françaises de prendre toutes les mesures pour assurer la protection de Salah Hamouri, ressortissant français.

Le comité de soutien à Salah Hamouri, dans un communiqué saluant sa libération, déclarait que désormais Salah était « sous la protection de son Comité de soutien et aussi de l’opinion publique.» Le MRAP soutient cet appel à la vigilance de chacun et chacune.

Paris le 20 décembre 2011